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Publié le par ninilechat

          .....en deux D. A vrai dire, portant des lunettes bizarres, verres progressifs avec hypermétropie et astigmatisme (ce qui chaque fois, m'arrache des larmes quand je dois les changer, car notre généreuse Sécu ignore l'existence de personnes munies d'yeux bizarres), je ne suis pas sûr qu'y superposer des lunettes 3D conduise à un résultat convainquant. Mais à vrai dire, l'image est telle que le relief est déja présent. Elle est faite pour vous taper dans la gueule quand la 3D y est ajoutée.

          C'est un film superbe et envoûtant. La beauté de cette planète, de sa jungle, de sa végétation et de sa faune extravagantes, une créativité, une inventivité surréaliste. Fleurs fluorescentes, insectes invraisemblables, entités volantes poëtiques. Les montures terrestres ont quatre membres avant (on a du mal à décomposer le galop). Sur les montures volantes, espèces de ptérodactyles hargneux, on fait des piqués impressionnants. Le plus beau, sans doute, ce sont ces montagnes flottantes, ilots rocheux voguant dans le ciel comme chez Hayao Miyazaki, baie d'Along céleste...

         Les Na'vi, longues créatures humanoïdes, vivent dans un arbre qui est un monde à lui tout seul -le frène du monde...., auprès duquel la dernière grotesque fabrication de Dubaï apparaitrait comme une ridicule sucette. Ils vivent en symbiose avec la nature -lorsqu'il faut tuer un animal, on lui rend ensuite grâce, et évidemment on pense à la religion des indiens d'amérique, et évidemment James Cameronimpose l'analogie entre le massacre voulu de ces douces créatures, pour s'emparer des richesses minérales de leur sol, et celui des indiens. Sur ce monde, les connections avec les animaux comme avec l'arbre sacré s'établissent par le biais d'espèces de synapse qui s'entrelacent, créant un réseau d'échange d'énergie sur toute la planète.

          Après l'éblouissement visuel initial, si on regarde le film de l'oeil critique de celui qui ne veut pas se faire avoir, on peut dire: il y a des longueurs; le message écolo est un peu trop dans le vent pour être honnête; le message antiraciste est en gros sabots; le film est fortement imprégné d'un mysticisme babacool très Californie 1970. Tout cela, c'est évident, mais il faut regarder le film avec un oeil innocent, comme devait l'être celui de Cameron: ce film là, il l'a sûrement mûri bien longtemps, se laisser porter, se dire qu'on est prêts à se faire greffer une queue bleue d'un mètre cinquante plus les oreilles de monsieur Spock pour vivre sur Pandora avec les Na'Vi

          A côté du héros, le GI touché par la grâce, Sam Worthington, on retrouve dans le rôle de la scientifique qui mène le programme d'avatar visant à introduire sur la planète des doubles où le génôme humain a été mêlé au génôme indigène (oui, une histoire à la mords moi le noeud) notre chère Sigourney Weaver, intermédiaire ici entre la Ripley d'Aliens et la Fossey de Gorilles in the mist. On l'aime!

          Cameron est quand même un sacré cinéaste.



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J
Un peu sceptique avant d'aller voir ce film. Je dois admettre qu'Avatar est tout simplement Sublime. Le scenario est certes peu développé est ressemble à la version moderne de Pocahontas. Mais ce film nous emmène derrière est fresque magique et poétique à travers toutes ces images. Avatar inaugure un nouveau genre de science-fiction comme l'odyssée de l'espace l'a fait. Les amoureux de voyages et de beautés visuelles ne pourront qu'être enchanté tant avatar est éblouissant. Vivement la suite !
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