A cheval!!
A propos de "Appaloosa"
On adore Ed Harris, depuis qu'il est sorti de sa capsule Appolo 13. Et puis, Viggo Mortensen même quand, comme içi, on lui a fait la tête de Napoléon III. Et puis, Jérémie Irons, bien loin de l'univers barbet-schroederien, avec pour la première fois (à ma connaissance! et ça lui va trop bien) un Stetson sur la tête - ajoutant un nouveau rôle de salaud à la longue liste de salauds qu'il a déja interprétés, alors qu'il est probablement dans la vie un britannique charmant et bien élevé..... Comment ils font, de l'autre côté de l'Atlantique, pour avoir autant d'acteurs intéressants, séduisants, fascinants.... bon, cette semaine, Harris, Mortensen, Irons, Cooper (voir article précédent), et nous, pendant ce temps là, dans l'hexagone.... Diefenstahl et Caravacca. Cocorico! Parait que dans le film (ne l'ayant pas vu, j'ai pas écrit: le navet, hein!) de Balasko, Caravacca se fait payer pour sauter les dames. C'est bien du cinéma, vu que dans la vraie vie les dames payeraient plutôt pour ne pas se faire sauter par Caravacca, avec sa grosse tronchasse...
Bon, revenons à nos moutons, à nos mustangs. Ed Harris a réalisé un vrai western, ancienne manière, avec tous les classiques du genre. Y a même une attaque d'indiens. Les décors rocailleux et arides du Nouveau Mexique sont rocailleux, arides, sauvages... magnifiques à souhait. On est moins convaincus par Renée Zelwegger en veuve saute-au-paf. Elle n'a vraiment été convaincante, celle là, que dans la grande culotte de Bridget....
Le problème, c'est que tout sent un peu trop la copie. Travail appliqué de bon élève d'une école de cinéma. Le lounge de l'unique hotel d'Appaloosa -petite ville de pionniers dans le trou du cul du monde- est digne d'un Sheraton. On sent que les cow boys changent de chaussettes tous les jours, et que le shériff adjoint Everett (Viggo Mortensen) a du gel dans son havresac pour lisser sa barbichette. Bon, quand on aime le western, on est ravi, on adore les paysages, les acteurs et tout et tout, mais cela manque singulièrement de sang, de sueur et de larmes. Toute comparaison avec les westerns réalisés par Clint Eastwood serait donc, manifestement, trop cruelle... Enfin, bon, ne boudons pas notre plaisir!