Inside Job
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Je parle des films que j'ai vu avec des partis pris que j'assume. Je ne prise guère le cinéma français.... Les films "d'ailleurs" m'intéressent toujours, qu'ils soient kurdes ou coréens.
Si vous aimez autant que moi le capitalisme......whaf whaf whaf..... vous allez A-DO-RER Inside Job, la crise financière comme si vous y étiez. Sa genèse, du temps de Reagan. Son épanouissement. Son éclatement. Et la façon dont elle va perdurer, car aucun enseignement n'en a été tire. Le film de Charles Ferguson est épatant! Même si on ne peut qu'être surpris d'y voir Dominique Strauss Khan et....... Christine Lagarde y apparaître comme de dangereux gauchistes.
On apprend des trucs, aussi. On en apprend! Comment l'enseignement de l'économie dans les grandes universités est complètement pourri, faussé, dévoyé, car tous les enseignants émargent par ailleurs dans le conseil d'administration de l'un ou l'autre groupe financier.....
Comment la politique et la finance sont, aux US, totalement intriquées, les passages de l'une a l'autre étant incessants.
Comment les acteurs de la crise qui ont accepte d'être interviewés (il n'y en a pas tant que cela....) ne se reconnaissent, en fin de compte, aucun tort. Entérinent ce qui s'est passé, qui ne serait en somme que de la faute a pas de chance, sont tout prêts a recommencer les mêmes choses. Accablant.
Comment on les voit, au paroxysme de la bulle, déclarer que tout va bien, qu'il n'y a aucun péril en la demeure, juste deux ou trois petites coliques qui vont passer d'elles même.
Comment ils trouvent très normaux leurs salaires..... monstrueux. Comment les principaux responsables du désastre s'en sont sortis, après avoir ruiné les autres, avec une montagne de fric.
Et, ce qui est gravissime, comment ils sont toujours là. Obama n'a pas fait le ménage. Il a renommé, aux grandes institutions de régulation financière, les mêmes ou d'autres avec le cul tout aussi sale. Consternant.
Je crois qu'on n'a jamais explique aussi clairement la nature de ces hedge funds, de ce fric déconnecté de tout équivalent travail, ce fric qui n'existe pas mais qu'on s'échange, qu'on se refile, qu'on se revend....
Ça peut faire penser à du Michael Moore, mais non: Ferguson est sérieux, ne ramène pas sa tronche, n'extrapole pas, n'invente pas pour donner plus de couleur à sa thèse. Il est sérieux comme un pape, et moralisateur comme lui, quand il rappelle combien tout ce joli monde de Wall Street avait le nez dans la poudre et le pantalon sur les chevilles.
Les vues de Manhattan filmées en helico sont époustouflantes, encore plus belles que dans le dernier Oliver Stone.
A voir de toute urgence, pour raffermir notre conviction qu'il faut foutre en l'air ce monde pourri, cette financiarisation du monde qui dévalorise le travail humain, ce monde irréel
Ah ça ira, ça ira, ça ira
Tous les financiers à la lanterne
Ah ça ira, ça ira, ça ira
Et les traders fous, on les pendra